séminaire accueilli par le cehta (centre d'histoire et de théorie des arts) /ehess
maîtres de conférences en arts plastiques à l'université de lille 3, membres du ceac
docteures de l'ehess en histoire et théorie des arts, chercheures associées au cehta

contact : valerie.boudier(at)univ-lille3.fr ou annecreissels(at)orange.fr

prochaine séance vendredi 19 janvier 2018

de 17h à 19h dans les locaux du cehta (centre d'histoire et de théorie des arts), à l'inha (institut national d'histoire de l'art), 2 rue Vivienne, 75002 Paris
Les séances suivantes auront lieu les vendredis 9 février, 30 mars, 13 avril, 18 mai et 22 juin

séance du vendredi 17 novembre 2017

Annick Delannay, doctorante en anthropologie sociale et ethnologie IRIS Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les enjeux Sociaux UMR 8156 CNRS - U997 Inserm - EHESS - UP 13, adelannay75(at)gmail.com

« La Guadeloupe en trans' : subjectivités, pouvoirs, émancipations »


En 1946, quatre anciennes colonies françaises, La Guadeloupe, la Martinique, La Guyane et la Réunion se voient accorder le statut de département français de plein droit. Pourtant 20 ans après la promulgation de cette loi de la départementalisation appelée aussi loi de l'assimilation, les inégalités sociales demeurent profondes avec les départements de la métropole, et en Mai 67 on débouche sur une grave crise sociale sans précédent en Guadeloupe où l'armée française va tirer sur des citoyens français. À ce jour, le nombre de morts n'a jamais été révélé et les dossiers juridiques sont toujours classés top secret aux archives de Gourbeyre en Guadeloupe. Dès lors, se mettront en place diverses formes de résistances à ce que nous appelons en sciences sociales, les « formes de dominations » en situations post-coloniales.

Mon travail de recherche ces dernières années a été d'identifier des acteurs (individus, groupes...) peu politisés (ou en voie de politisation) afin d'analyser comment se manifestent les différentes formes de résistances ainsi que les subjectivités qui définissent les dynamiques internes de la société Guadeloupéenne. L'appréhension de la domination, du système hiérarchique et des stratégies mises en place pour les contourner sera fondée sur une observation localisée pour comprendre les relations de pouvoirs ou d'émancipation qui s'y jouent et les enjeux qui les sous-tendent. En effet, les espaces publics et notamment la rue sont devenus de véritables scènes où « le drame » est à prendre au sens d'actions et de représentations de « ce qui est en mouvement afin de provoquer la découverte des vérités cachées au sein de toutes les affaires humaines » (Balandier 1992)... Au cœur de la vie quotidienne, ces gestes ambigus des acteurs : transpositions esthétiques, défilés commémoratifs du 1er mai ou encore la mise en scène d'une partie de chasse des kalinas par des lycéens, au parc des roches gravées de Trois-Rivières (caraïbes disparus de Guadeloupe à cause de la colonisation), pourraient trouver écho dans un besoin de création de nouvelles formes social-historiques à la manière Castoriadiste et de pose de jalons pour une redéfinition de l'identité. Pour ce dernier en effet : « chaque société est une création, que chaque société s’auto-institue en créant son propre monde qui est le monde pour elle et qui, en fin de compte, est cette société même » (in O. Fressard).

À la croisée de l'anthropologie politique, de la philosophique politique et de la sociologie critique, je propose une discussion autour d'une anthropologie « de la domination » et de la « translation » afin de partager mais aussi confronter nos méthodologies et nos expériences de terrain dans le plus simple esprit de partage, avec comme supports des auteurs tels Bourdieu, Appadurai ou encore Balandier. 


vendredi 16 juin 2017

Olivier Goulet, artiste http://goulet.free.fr/, goulet(at)free.fr 

« Chant de gestes : tentative d’ambiguïté » 
(conférence performative) 



Comment le sens émerge-t-il de ce magma gestuel et sonore que nous produisons ? J’engagerai un dialogue entre des considérations théoriques et mon expérience propre en m’appuyant sur mes différentes pratiques transmédia : les ambiguïtés de représentation de la peau avec la création des membranes synthétiques SkinBag ; la gestion de l’ambiguïté relationnelle dans certains dispositifs performatifs (baisers protégés) ; la valeur des gestes dansés et le positionnement de son corps dans notre quotidien ; la manière de toucher l’autre par le massage, entre autres. 

L’ambiguïté est une belle porte d’entrée pour aborder les notions de jouissance, de vertige, d’exhibition, de malaise, de mutation, d’optimal, de caresse, comme un jeu avec la norme, l’usuel et l’être soi-même.  

Sans en rester à une description des gestes ambigus, le cœur de mon projet est de parvenir à les incarner. Des bugs sémantiques laisseront la place à un temps d’improvisation avec une mise en danger du corps, à la limite de la folie et du ridicule, pour atteindre un état de vibration émotionnelle particulier. Le non verbal envahira l’espace à la recherche de limites gestuelles et sonores, en prenant les accidents comme autant de balises et de pistes à suivre. Les variations chantées et harmoniques parviendront-elles à s’articuler pour produire du sens ? Comment une désorganisation gestuelle se cristallise-t-elle et devient rituel ? La signifiance et l’interprétation sont en embuscade contribuant à l’ambiguë rugosité de notre rapport au monde.



séance du vendredi 19 mai 2017

Panayota Volti, danseuse et maître de conférences en histoire de l'art médiéval à  l'université Paris Ouest Nanterre La Défense, panayota.volti(at)u-paris10.fr

« Danses populaires et danses aristocratiques au Moyen Âge tardif : l'ambiguïté signifiante des gestes » 

Albrecht Dürer, Danse de mascarade avec flambeaux, gravure, 1516, National Gallery of Art, Washington









À travers quelques exemples tardo-médiévaux de nature et d'expression différentes, nous examinerons comment la danse, dans son acception de mouvement intentionnel, rythmé et orchestré, jouait le rôle de suggestion visuelle animée qui, par associations analogiques, guidait les spectateurs à des interprétations sémantiques. 



séance du vendredi 28 avril 2017

Julia Maillard, doctorante au CRAL/EHESS, isabeaujulia.maillard(at)gmail.com


« Démasquer par le geste. L’ambiguïté des gestes (dis)simulés, ou le déguisement comme nouvelle expérience des cadres de la visibilité (de l’image) de soi aux XVIe et XVIIe siècles  » 

Anonyme anglais ou flamand, Portrait d’une Dame de la Famille Hampden
vers 1610, huile sur toile, 201.3 x 120 cm, 
Rhode Island School of Design Museum, Providence

A la fin du XVIe siècle, le nouveau rapport au geste du corps et aux gestes de son corps comme langage des émotions et présence dans le monde réagence les composantes de l’identité et de sa visibilité « publique » sous un masque feint et ambigu amorçant la genèse d’une nouvelle sorte de déguisement. 

Il s’agira de démasquer ces gestes (dis)simulés dans leur énonciation et de réfléchir sur leur rôle dans la reformation du cadre de l’expérience de la visibilité de l’image identitaire (de soi) au XVIe siècle. Trois typologies seront abordées : l’ambiguïté du geste, le masque de la gestuelle et la reprise de gestes. Je tenterai de les articuler à la notion tout aussi ambiguë de (dis)simulation pour comprendre en quoi et pourquoi les gestes au XVIe siècle peuvent entrer dans la catégorie du déguisement selon leur cadre. Autrement dit, je me poserai la question « à qui appartient le geste performé et agi » : au personnage ou à la personne masquée ? 

Cette réflexion qui entendra également faire un état de ma recherche en cours permettra de mieux comprendre ce qui (re)présentait l’identité dans la pensée de l’époque et les mécanismes (in)conscients et sociaux de sa visibilité, inscrivant l’homme renaissant dans un monde résolument « moderne ».

séance du vendredi 24 mars 2017

Catherine Vermorel, docteur en histoire de l'art moderne, chercheure associée au LARHRA, catherine.vermorel(at)wanadoo.fr


« De la rhétorique au geste. L'actio dans le portrait peint de la Renaissance italienne » 

Bartolomeo Passarotti, Portrait d'un homme, 1550-1592
huile sur bois, 97 x 79 cm, Leipzig, Musem der Bildenden Künste

Des portraitistes tels qu'Ambrogio de Predis ou Botticelli au Quattrocento, ou encore Titien ou Bartolomeo Passerotti au siècle suivant, ont représenté des gestes décrits par Quintilien dans l'Institution oratoire (De institutione oratoria). Ce traité du Ier siècle après J.C. sur la théorie et la pratique de la rhétorique fait partie des textes incontournables de la Renaissance après sa redécouverte en 1416. Au livre XI, l'auteur s’intéresse à la posture de l'orateur et à sa gestuelle qui engage l'ensemble du corps dans le but de favoriser la diction, la mémoire et l'expression. Il est à la base de l’élaboration d’une véritable mise en scène du discours, dont on retrouvera l’influence majeure dans la prédication, la déclamation et le théâtre. On trouve aussi sa trace dans les traités des maîtres à danser lombards de la fin du XVe siècle et dans les théories sur la peinture. Mais cet ouvrage bénéficia, parallèlement, d'une réception liée aux qualités de son auteur, observateur attentif de la petite enfance et patient pédagogue : c'est bien de l'éducation de l'orateur qu'il est question. On retrouve son impact dans la réforme éducative du début du Quattrocento, puis dans les traités de savoir-vivre du siècle suivant. 

Cette conférence sera centrée sur la lecture qu'ont pu en faire les peintres et leurs commanditaires à la Renaissance.



séance du vendredi 17 février 2017

Anaïs Lelièvre, artiste plasticienne et MCF Formation en Arts plastiques à Aix-Marseille 

« Les gestes du dessin » 



Les gestes du dessin seront interrogés à partir des expériences de quatre artistes qui dessinent mais qui aussi performent : Christine Coste, Bertrand Flachot, Anaïs Lelièvre et Nicolas Rozier. L’attention que la performance centre sur l’action du corps permet-elle, à rebours, en parallèle ou en avance, d’éclairer ou de creuser la dimension gestuelle dont procède le dessin ? Qu’est-ce qui se joue, se préserve et se déplace, entre l’action physique et la production graphique qui en porte les impacts, glissements et vacillements ? Nous chercherons à pointer une existence du geste au croisement du processus incarné et de l’image finalisée, dans une zone entre-deux, qui ne saurait être réduite à une performance publique ni à la représentation d’une action. En filigrane, l’un des enjeux est aussi d’interroger le regain actuel pour le dessin non comme un retour mais comme un renouvellement, intégrant notamment l’expérience des formes performatives et processuelles développées dans la création contemporaine.



séance du vendredi 20 janvier 2017

Hervé Quenolle est artiste. Il enseigne les techniques de la peinture aux Ateliers du Carrousel / Les Arts décoratifs, Paris
herve.quenolle(at)wanadoo.fr 

« ouvrir / couvrir le tableau » 

Hervé Quenolle, Tableau-écorché, séance de travail
(couche de peinture étendue sur bâche puis déposée sur bois), © Alexandre Michaan (2015)




Le fait de ne pas utiliser de pinceau oblige à inventer de nouvelles façons de manipuler la couche picturale. On essayera de repérer les similitudes que cela peut présenter avec d’autres gestes et d’autres pratiques.



séance du vendredi 16 décembre 2016

Jeanette Zwingenberger est historienne de l'art et commissaire d'exposition indépendante. Depuis sa thèse, Hans Holbein le Jeune, L'Ombre de la mort (Parkstone, Londres 1999), elle questionne l’ambivalence des images doubles, multiples, cachées ou accidentelles. Elle était commissaire de l'exposition Une image peut en cacher une autre: Arcimboldo, Dali, Raetz, Galeries nationales du Grand Palais du 8/04 au 06/07/2009, Paris et L’Homme-Paysage, Visions artistiques du paysage anthropomorphe entre le XVIe et le XXIe siècle, Palais des beaux-arts de Lille, du 15/10/2006 au 14/01/2007. 


« Le bâton phallique du commandant »



La piazza della Signoria à Florence est un théâtre où se joue une scène politique et érotique dont les acteurs sont les sculptures monumentales ainsi que la fontaine nuptiale.



séance du vendredi 18 novembre 2016


Présentation, par Valérie Boudier et Anne Creissels, du cadre du séminaire et finalisation du programme de l'année en fonction des propositions de présentations.



séance du vendredi 17 juin 2016

Ana Cecilia Hornedo Marin, doctorante en sciences sociales, théorie et histoire de l’art à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (Ehess, Paris). Sa thèse en cours s’intitule : « La figure de l’artiste révolutionnaire au XXe siècle. Le muralisme, des années 1920 aux années 1940 ». Elle est professeur à l’Ecole Spéciale des Travaux Publics où elle est membre de l’Institut de Recherche en Constructibilité (Estp/Irc, Paris). 

« L’ambiguïté des gestes de lutte dans la peinture murale mexicaine du XXe siècle »


José Clemente Orozco, Reconstrucción, o Revolución Social, fresque, 1926, 
Escuela Industrial (aujourd’hui mairie) Orizaba, Veracruz


Si la genèse du geste du poing levé avec la paume serrée et l’avant-bras tendu est propre à l’Europe du début du XX siècle (Allemagne, 1924), au Mexique ce geste adoptera d’autres nuances. Une symbolique propre de gestes de lutte est introduite et construite par les artistes (dits) révolutionnaires, principalement connus comme les muralistes par leur technique et leur moyen d’expression : Diego Rivera, José Clemente Orozco et David Alfaro Siqueiros parmi d’autres. 

A partir d’un corpus d’image nous tenterons de montrer comme se construisent les variantes d’un geste de lutte dans un pays comme le Mexique qui connaît une période de révolution sociale et politique, à partir de 1910 et jusqu’en 1940. Alors que les gestes de lutte sont peints sur les murs des édifices publics, les artistes donnent forme également à des gestes d’ordre et d’entente. Selon la condition sociale mais aussi le genre et l’ethnicité, le corps se transforme en expression de ce que sera l’homme nouveau métis de l’idéologie de l’Etat post-révolutionnaire. 



séance du vendredi 27 mai 2016

Anaïs Lelièvre, artiste plasticienne et MCF Formation en Arts plastiques à Aix-Marseille. www.anaislelievre.com 

« Figurer l’insaisissable : performance CLOC et processus graphique » 


Les sculptures-performances CLOC sont des gestes de dessaisissement : création lâchée à l’action collective, corps désorienté par la matière, forme métamorphique et imprévisible... Face à cette expérience de l’insaisissable, un processus parallèle de figuration s’impulse comme tentative de ressaisissement, et en éclaire voire en impacte l’évolution. La poïétique de CLOC fait alors apparaître une dynamique ambivalente, dans laquelle actions et images se croisent, se tiraillent, se défont et se relancent, participant de leurs développements respectifs. 
Cette intervention fera également se croiser discours et actions. 



séance du vendredi 29 avril 2016

Mickaël Bouffard, chercheur invité, Bibliothèque nationale de France, Bibliothèque-Musée de l'Opéra

« La Cavade concinno more : de l’habitus corporel au motif figuratif » 


Esaias van de Velde, Fête dans le jardin d’un palais, 1624, Kunsthistorisches Museum, Vienne

Dans la première moitié du XVIIe siècle, le geste de la cavade (baiser envoyé de la main) foisonne dans l’art avec des connotations qui vont du simple respect à la déclaration amoureuse. Exclusivement masculin, ce geste fut exhumé des textes antiques, puis détourné de son sens originel, pour devenir habitus corporel, notamment lors des rituels de salutation comme celui de la révérence. Le motif figuratif qui en découle ne tire donc pas sa source de la tradition iconographique, mais bien d’une pratique sociale observable par les artistes et dont le signifiant comme le signifié sont appelés à bouger.  



séance du vendredi 25 mars 2016

Mélanie Perrier est chorégraphe, directrice artistique de la Compagnie2minimum ; elle codirige parallèlement le Laboratoire du Geste (Institut ACTE/ UMR Paris 1 Panthéon Sorbonne) où elle mène des recherches autour des formats et outils d’approches des écritures et performances contemporaines, dans lesquelles le geste devient central. Maître de Conférences en Arts plastiques et performance à l’Université Paris IV, elle se concentre sur les liens entre arts plastiques et danse, et le renouvellement des paradigmes et formats de l’action culturelle.

« Geste d’agencement et de mise en lien : pour une performance heuristique »


Le geste sera ici à la fois réel et outil herméneutique. Grâce à un dispositif-protocole que nous expérimenterons ensemble, les gestes d’agencement réalisés par des corps donneront lieu à une ‘performance heuristique’ travaillant un corpus d’images et de textes. Qu’est ce qui se trouve par les gestes ? Qu’est ce que le corps pense et dit dans ses gestes ?



séance du vendredi 26 février 2016

Giovanni Careri est historien de l'art, directeur du CEHTA, directeur d'études à l'EHESS et professeur à l'ENSBA de Lyon. Il a publié récemment Caravage : La peinture en ses miroirs, Citadelles & Mazenod, 2015 et La Torpeur des Ancêtres. Juifs et chrétiens dans la chapelle Sixtine, Paris, éd. de l'EHESS, 2014.

« Qui est Matthieu ? Un geste ambigu dans un tableau du Caravage »

Caravage, La Vocation de saint Matthieu, huile sur toile, 322 x 340 cm,
Chapelle Contarelli de l'Église Saint-Louis-des-Français, Rome




















séance du vendredi 29 janvier 2016

Catherine Vermorel, docteur en histoire de l'art moderne, chercheuse associée au LARHRA, Axe : Art, image, société, catherine.vermorel(at)wanadoo.fr

« Ambigu ou polysémique ? Le geste dans le portrait peint de la Renaissance italienne » 


Sandro Botticelli, Portrait d'un jeune homme, 1482-85, National Gallery of Art, Washington







































Après une brève présentation de l'approche du geste et de la méthodologie proposée par mon travail de thèse, dirigée par Daniela Gallo, qui a porté sur « La gestuelle dans le portrait peint de la Renaissance italienne », je présenterai l'analyse d'un exemple très simple, fréquent au sein du portrait, comme dans d'autres représentations figurées de cette période : le sujet place sa main devant son thorax, paume contre lui. Ce geste peut paraître évident mais il est polysémique et reste ambigu dans certains exemples.




séance du vendredi 18 décembre 2015

Valérie Boudier, CEHTA/EHESS, Université de Lille 3

« Geste équivoque » 


Vincenzo Campi, Cuisine, vers 1580, 145 x 220 cm, huile sur toile, Milan, Pinacoteca di Brera



























Comme il y a une littérature de l’équivoque présente durant toute la Renaissance, je propose que la notion de geste équivoqué puisse être convoquée pour aborder certaines peintures du XVIe siècle. Mon intervention ne consistera pas tant à dresser un inventaire typologique de gestes peints qui me semblent équivoques, parce que liés à cette littérature, que de comprendre comment le geste équivoqué fonctionne dans l’image et comment il fonctionne avec le spectateur. 




séance inaugurale du vendredi 20 novembre 2015

Présentation de l'orientation du séminaire par Valérie Boudier et Anne Creissels, à partir de leurs recherches respectives sur le geste, entre histoire de l'art et anthropologie, à la frontière des arts visuels et des pratiques performatives.

Valérie Boudier, La cuisine du peintre. Scène de genre et nourriture au Cinquecento, PUR, 2010
Anne Creissels, Prêter son corps au mythe. Le féminin et l'art contemporain, Le Félin, 2009
http://compagnieaplusb.blogspot.fr