séminaire accueilli par le cehta (centre d'histoire et de théorie des arts) /ehess
maîtres de conférences en arts plastiques à l'université de lille 3, membres du ceac
docteures de l'ehess en histoire et théorie des arts, chercheures associées au cehta

contact : valerie.boudier(at)univ-lille3.fr ou annecreissels(at)orange.fr

séance du vendredi 29 avril 2016

Mickaël Bouffard, chercheur invité, Bibliothèque nationale de France, Bibliothèque-Musée de l'Opéra

« La Cavade concinno more : de l’habitus corporel au motif figuratif » 


Esaias van de Velde, Fête dans le jardin d’un palais, 1624, Kunsthistorisches Museum, Vienne

Dans la première moitié du XVIIe siècle, le geste de la cavade (baiser envoyé de la main) foisonne dans l’art avec des connotations qui vont du simple respect à la déclaration amoureuse. Exclusivement masculin, ce geste fut exhumé des textes antiques, puis détourné de son sens originel, pour devenir habitus corporel, notamment lors des rituels de salutation comme celui de la révérence. Le motif figuratif qui en découle ne tire donc pas sa source de la tradition iconographique, mais bien d’une pratique sociale observable par les artistes et dont le signifiant comme le signifié sont appelés à bouger.